mercredi 20 mars 2019

Scénario pédagogique n°2 : Cycle 2


Ce scénario pédagogique concerne les élèves de CP-CE1 en lien avec les modèles du socio-constructivisme et le cognitivisme également. Nous avons décidé d’utiliser un forum comme outil numérique afin de partager nos idées, nos résultats et nos photos avec la classe supérieure des CM2. En effet les deux scénarios pédagogiques abordés dans notre blog sont en lien.






L’objectifs de cette séquence que nous avons imaginée sera de « Questionner le monde » Questionner le monde vivant, de la matière et des objets.  Voici les différentes séances évoquées ci-dessous :
Séance 1 : Découverte des fruits, des légumes et des herbes que nous allons planter dans le jardin/potager de l’école. Image + vocabulaire correspondant à chaque aliment choisi.
Création du tableau des saisons avec le calendrier de semis, plantations et récoltes. Partir des représentations des élèves pour faire émerger les connaissances ensembles. « De quoi a besoin une graine pour germer ? » (Faire émerger les réponses avec des images, des documents). À faire en groupe de 4.

Séance 2 :  Découverte des parties de la graine et dessiner les parties de la graine (schéma)

Séance 3 : Mise en place du protocole expérimental : Mises-en place de banderoles des étapes à suivre pour chaque aliments choisis. (Un aliment par groupe de 2). Association des images avec les besoins de végétaux avec une correction collectif . Préserver ses banderoles dans la salle de classe ou dans la partie jardinage pour toute l’année.

Séance 4 : Réalisation du protocole expérimental et planter les graines dans la terre. (Graines différentes selon la saison)
Séance 5 : Utilisation d’un appareil photo pour constater photo qui seront transmis au CM1-CM2 qui seront chargé de rédiger les articles sur le blog.
 Séance 6 : Les besoins végétaux, la croissance d’une plante

Séance 7 : Réalisation du protocole expérimental et détermination


mardi 19 mars 2019

Scénario pédagogique n°1 : Le jardin de l'école : Cycle 3

Pour ce scénario pédagogique nous avons décidé de nous appuyer sur les courants socio-constructivisme et cognitivisme. 

Il s'agira ici d'articuler des séances autour de l'élaboration d'un potager avec une classe de CM2, et de partager son évolution et les résultats à l'aide d'un forum pour favoriser la communication entre les élèves, ainsi qu'un blog pour pouvoir partager et diffuser ce projet éducatif tout en faisant participer les parents des élèves à la découverte de ces séances. 

Alors comment va t-on organiser cette séquence autour du jardinage ? 

Tout d'abord, l'objectif de la séquence sera d’émettre des hypothèses, observer et expérimenter sur le monde vivant.

Séance 1: Découverte et recherche guidée, par groupe de 4, sur la plantation et la reproduction de végétaux et en particulier des fraisiers (chercher les diverses variétés de fraises) donc à l'aide d'une fiche avec des questions, ils devront faire des recherches au CDI (sur les ordinateurs, les articles de presses, les livres mis en avant par l'enseignant). Ils devront schématiser, dessiner, ou faire une courte rédaction à partir de leurs réponses.
(60 min)

Séance 2 : Découverte du Blog, apprendre à le manipuler et créer par groupe leur premier article rassemblant leurs recherches de la séance 1


Séance 3 : Découverte du potager, élaboration de règle de vie, et création de leur carré de culture par groupe --> préparation du sol (fertilisation, engrais…)

Séance 4 : Plantation des plants de fraisiers (variétés différentes), construire le cycle de vie d'un végétal, mettre en évidence par l'expérimentation les besoins d'un végétal en eau, lumière, sel minéraux, conditions de températures…

Séance 5 : Remplir par groupe son article du blog à partir de son journal de bord sur son carré de plantation. Ajouter le travail des CP-CE1 (photos…) et y décrire. Chaque groupe de CM2 est tuteur d'un groupe de CP-CE1

Séance 6 : émettre des hypothèses sur la germination des fraisiers. Observer les plants, les décrire, les comparer, trouver des points communs (selon les variétés etc...). Activité sur le cycle de développement du fraisier

Séance 7 : Récolte des fraises les matins. Création de confiture l'après-midi à l'aide du personnel de cuisine. Et création d'une banderole et d'affiches pour la kermesse de l'école et la vente des pots de confitures

Séance 8 : Vente des pots de confitures à la kermesse par groupe se relayant toutes les demi-heures. Compter et rendre la monnaie, être poli et souriant.





jeudi 7 mars 2019

Qu'est-ce que "le béhaviorisme"

Le béhaviorisme

Ce courant est apparu fin du XIX ième et au début du XX ième siècle. C'est une science du comportement. Les béhavioristes ont pensé une psychologie sans avoir accès aux contenus mentaux. Ils pensent qu'il est impossible d'avoir accès à ce qu'il se passe à l'intérieur du cerveau de l'apprenant. Le béhaviorisme est la première grande théorie de l'apprentissage à avoir fortement marqué les sciences de l'éducation. Dans l'historique des sciences de l'éducation, le béhaviorisme apparaît au début du 20ème siècle. Ce courant a largement dominé les recherches en psychologie pendant toute la moitié du 20ème siècle. On peut affirmer qu'aujourd'hui encore cette approche est utile dans de nombreux domaines de recherches qui ont lieu pour une grande partie en Angleterre. 

Ce mouvement a été initié par John Watson. Le terme béhaviorisme vient de behavior : comportement en anglais. Il voit donc la psychologie comme une science du comportement. Le comportement est alors vu davantage comme une manifestation observable et non comme une attitude ou une manière d'être libre. Cela nous permettrait d'observer la manifestation de la maîtrise d'une connaissance pour nous certifier que l'objet est atteint... Il est donc possible d'étudier une sciences psychologique sans étudier le cognitif grâce au béhaviorisme.L'enseignant se base sur les comportements observables. Pour faire avancer l’élève d’un niveau de compétence à un autre, il va falloir stimuler les comportements attendus, et renforcer les réponses positives. Pour cela, l’enseignant va définir et mettre en place les étapes par lesquels les élèves doivent passer, objectif par objectif en mettant en place des exercices progressifs.
Tout d'abord, l'enseignant lui doit définir des sous-objectifs : formulés en termes de comportements observables. Il met en place des exercices progressifs permettant de franchir les différentes étapes sans difficultés et créer un environnement qui contraint l’association Stimulus-Réponses. Il provoque des renforcements positifs en cas de bonnes réponses et négatif pour rectifier les erreurs (Skinner, néo-béhaviorisme, conditionnement opérant).
Le conditionnement opérant : c’est un type d’apprentissage où on va conditionner un comportement volontaire par renforcement, le renforcement c’est une intervention qui consiste à faire suivre un comportement donné d’un stimulus positif, agréable, ou négatif, désagréable. De tous les comportements possibles dans toutes les situations possibles, celui qui a été renforcé est le + susceptible de se reproduire dans des situations identiques.
Renforcement positif : intervention qui augmente la probabilité d’apparition d’un comportement volontaire, en le faisant suivre d’un stimulus agréable. Ex : donner des bonbons à un enfant qui hurle, on fait suivre à ce stimulus agréable : donner des bonbons, le comportement de hurler. Pareil si l’enfant demande poliment des bonbons, on va lui en donner, et donc il refera de manière polie.
Renforcement négatif : une intervention qui augmente la probabilité d’un comportement en retirant un stimulus désagréable. Ex : si notre frère pleure pour qu’on le prenne dans les bras, on l’ignore puis finalement on le prend, il arrête de pleurer. Retrait du stimulus désagréable du pleure de l’enfant, mais au plus on fait ça au plus on renforce le comportement. 
Ensuite, l'élève lui doit pratiquer les exercices proposés en suivant l’itinéraire balisé, passe d’une connaissance initiale à la connaissance finale (par petites marches). Pour finir il apprendre par imitation, essais-erreurs, apprendre consiste à former par essais-erreurs des connexions entre des expériences sensorielles et des réponses, elles vont se former mécaniquement par x répétitions et en fonction des conséquences agréables ou désagréables du comportement par l’organisme.

En ce qui concerne le statut de l’erreur, chaque objectif est à considérer comme des moments dans l’apprentissage et c’est à l’enseignant de fournir des activités favorables à l’apprentissage des élèves. Il y a un contrôle terminal qu'on appelle évaluation sommative, et un contrôle continu qui est une évaluation formative est pour savoir après chaque objectif donné savoir si il est acquis pour pouvoir continuer.
Travailler au plus près des comportements va permettre d’être plus précis quand on parle des compétences à maîtriser, l’élève a besoin de repérer ces erreurs, pour savoir comment y remédier.

Pour finir, le béhaviorisme est donc un modèle qui convient bien à un travail individuel avec des apprentissages séquentiels.



Qu'est-ce que "le cognitivisme"?



Le cognitivisme


Le terme cognitivisme vient du terme cognition, qui signifie la connaissance, qui représente à la fois une activité (connaître) mais aussi le résultat de cette activités (les connaissances). Le cognitivisme est un courant développé au XXème siècle qui se base sur le fonctionnement de l'esprit, l'intelligence et sur le traitement de l'information : dans une situation donnée, l'individu "traite" les informations qu'il reçoit de son environnement pour produire une interprétation de cette situation sous la forme de cognitions. Celles-ci peuvent être irrationnelles, inadaptées, ce qui entraîne des émotions pénibles et des comportements-problèmes quand des erreurs de traitement de l'information (relevant de distorsions cognitives) ont pu se produire dans la lecture de l'environnement. D'autres variables cognitives, plus profondes dans l'organisation psychologique de l'individu, contrôlent à la fois le traitement de l'information et les cognitions du sujet : ce sont ses schémas cognitifs. Ils représentent l'ensemble des croyances et des convictions intimes que le sujet entretient sur lui-même et sur le monde, et correspondent souvent à l'intériorisation précoce de règles familiales ou sociales, ou à l'impact d’événements de vie marquants. Le cognitivisme propose comme le béhaviorisme une vision scientifique de l'être humain, de l'enseignement et de l'apprentissage. Mais c'est grâce à l'effacement progressif du courant béhavioriste que le cognitivismes, et les idées de Piaget ou Bruner sont montées en puissance et en popularités. Leurs idées, conceptions avaient en commun de s'inscrire dans un cadre privilégiant l'étude du développement cognitif de l'individu, visant à rendre compte des mécanismes par lesquels l'esprit humain élabore des connaissances et appuie sur celles-ci l'activité de pensée et de raisonnement.
Les idées principales de ce courant sont que c'est en agissant, en résolvant des problèmes par exemple, que l'on apprend. De plus, que la connaissance ne s'acquiert pas par simple empilement. Celle-ci passe d'un état d'équilibre à un autre état, par des phases transitoires au cours desquelles les connaissances antérieurs sont mises à défaut, l'apprenant va passer d'un ancien équilibre, à une phase de dés équilibration (découverte alors de nouveaux schèmes...) pour accéder enfin à un nouvel équilibre meilleur.
Selon Piaget, l'enfant organise un monde au fur et à mesure qu'il append en s'adaptant, c'est ce qu'il appelle la nature adaptative de l'intelligence.
Pour lui, c'est l'intelligence qui est un processus permettant à un organisme de s'adapter à son environnement. 
La connaissance se construit, l'enfant doit être acteur dans son apprentissage. Cette pédagogie est centré sur l’apprenant, il va apprendre par l'intermédiaire de ces représentations, les conceptions initiales ne sont pas seulement le point de départ, elles sont au cœur du processus d'apprentissage. 
En résumé, l'approche cognitivisme est une manière scientifique de s'intéresser aux individus, avec l'objectif de constituer une science naturelle de l'esprit, en étudiant les capacités de ce dernier (perception, langage, raisonnement...) en tant que phénomènes naturels, sans se soucier de son insertion sociale, son caractère etc...





jeudi 28 février 2019

Qu'est-ce que "le socio-constructivisme"

Le socio-constructivisme

C'est un modèle pédagogique inspiré par différents sociologues, pédagogues... que nous verrons par la suite.
Dans ce modèle pédagogique, on prône l'idée que l'individu construit ses connaissances par le biais de l'expérimentation et de la découverte. Ce qui rejoint pour beaucoup les idées évoquées par Piaget, mais en ajoutant l'importance de l'environnement social et culturel de l'individu dans sa construction. 
La construction d'un savoir est personnelle s'effectue dans un cadre social. Les informations sont en lien avec le milieu social, le contexte mais proviennent aussi de ce qu'on pense et des interactions que l'on a avec autrui. 
L'un des grands développeur de ce modèle est Vygotski qui parle d'un concept central dans ses travaux, la zone proximale de développement (ZDP). 
Alors qu'est-ce que s'est ?
Ce concept exprime la différence entre ce que l'enfant apprendra s'il est seul, et ce qu'il peut potentiellement apprendre si on lui fournit une aide. C'est donc en quelque sorte, la distance entre le niveau de développement actuel, déterminé, par les capacités de l'enfant à résoudre seul un problème, et le niveau de développement potentiel déterminé à travers la résolution de problème par cet enfant, lorsqu'il est aidé par des adultes ou grâce à des pairs (plus avancé). 
Cette ZDP permet à la fois d'apprendre individuellement mais aussi collectivement, c'est une zone où se met en place un décalage entre la résolution d'un problème de façon individuel (acquisition d'un savoir) et le succès du même type de problème de façon collective, à l'aide d'autrui. Ce concept de ZDP, permet à l'enfant de sentir une sorte de défi réaliste qui le mobilise dans son apprentissage, mais pour cela, il faut que l'enseignant propose à l'élève des situations d'apprentissage diversifiées. Pour permettre à l'enfant de poursuivre le développement de ses compétences en utilisant ses connaissances déjà présentes, le soutien de l'enseignant en interagissant avec ses pairs.
Vygotski base sa pédagogie, et cette ZDP avec l'idée que le langage est un outil psychologique qui permet aux hommes d'interagir ensemble.

Nous venons de voir le modèle du Socio-constructivisme selon les idées de Vygotski mais d'autres sociologues, pédagogues s'y sont intéressés comme Doise et Mugny (1981), Bandura (1925) et Bruner (1915). 


Selon Doise et Mugny la connaissance se construit par une interaction entre pairs, qui crée un conflit socio-congnitif qui consiste en une divergence de point de vue, ce qui créer un déséquilibre inter-individuel. Ce conflit socio-cognitif entraîne une prise de conscience de sa propre pensée en relation avec celle des autres permettant d’accéder à nouveau savoir et de nouvelles connaissances. 


A présent nous allons parler d'Albert Bandura, qui est l'inventeur du concept d'apprentissage vicariant, est un auteur peu connu en France. L'apprentissage vicariant fait donc partie du modèle socio-constructivisme, il s'agit d'apprendre par observation et non par essai-erreur. Observer c'est une perception d'auto efficacité. L'objectif est d'analyser la production de ceux qui savent faire. En effet, l'élève va apprendre à partir du savoir-faire d'autrui. 


Pour finir, nous évoquons le psychologique cognitiviste américain, Jérôme Seymour Bruner, invente le concept de processus d’étayage. Bruner s’intéresse à la façon dont les adultes « organisent le monde pour l’enfant dans le but d’assurer sa réussite dans l’apprentissage des concepts ». L'intervention de l'adulte a pour objectif de guider, soutenir, renforcer l'activité de l'enfant grâce à son expertise en matière d'outil culturelle.