jeudi 7 mars 2019

Qu'est-ce que "le béhaviorisme"

Le béhaviorisme

Ce courant est apparu fin du XIX ième et au début du XX ième siècle. C'est une science du comportement. Les béhavioristes ont pensé une psychologie sans avoir accès aux contenus mentaux. Ils pensent qu'il est impossible d'avoir accès à ce qu'il se passe à l'intérieur du cerveau de l'apprenant. Le béhaviorisme est la première grande théorie de l'apprentissage à avoir fortement marqué les sciences de l'éducation. Dans l'historique des sciences de l'éducation, le béhaviorisme apparaît au début du 20ème siècle. Ce courant a largement dominé les recherches en psychologie pendant toute la moitié du 20ème siècle. On peut affirmer qu'aujourd'hui encore cette approche est utile dans de nombreux domaines de recherches qui ont lieu pour une grande partie en Angleterre. 

Ce mouvement a été initié par John Watson. Le terme béhaviorisme vient de behavior : comportement en anglais. Il voit donc la psychologie comme une science du comportement. Le comportement est alors vu davantage comme une manifestation observable et non comme une attitude ou une manière d'être libre. Cela nous permettrait d'observer la manifestation de la maîtrise d'une connaissance pour nous certifier que l'objet est atteint... Il est donc possible d'étudier une sciences psychologique sans étudier le cognitif grâce au béhaviorisme.L'enseignant se base sur les comportements observables. Pour faire avancer l’élève d’un niveau de compétence à un autre, il va falloir stimuler les comportements attendus, et renforcer les réponses positives. Pour cela, l’enseignant va définir et mettre en place les étapes par lesquels les élèves doivent passer, objectif par objectif en mettant en place des exercices progressifs.
Tout d'abord, l'enseignant lui doit définir des sous-objectifs : formulés en termes de comportements observables. Il met en place des exercices progressifs permettant de franchir les différentes étapes sans difficultés et créer un environnement qui contraint l’association Stimulus-Réponses. Il provoque des renforcements positifs en cas de bonnes réponses et négatif pour rectifier les erreurs (Skinner, néo-béhaviorisme, conditionnement opérant).
Le conditionnement opérant : c’est un type d’apprentissage où on va conditionner un comportement volontaire par renforcement, le renforcement c’est une intervention qui consiste à faire suivre un comportement donné d’un stimulus positif, agréable, ou négatif, désagréable. De tous les comportements possibles dans toutes les situations possibles, celui qui a été renforcé est le + susceptible de se reproduire dans des situations identiques.
Renforcement positif : intervention qui augmente la probabilité d’apparition d’un comportement volontaire, en le faisant suivre d’un stimulus agréable. Ex : donner des bonbons à un enfant qui hurle, on fait suivre à ce stimulus agréable : donner des bonbons, le comportement de hurler. Pareil si l’enfant demande poliment des bonbons, on va lui en donner, et donc il refera de manière polie.
Renforcement négatif : une intervention qui augmente la probabilité d’un comportement en retirant un stimulus désagréable. Ex : si notre frère pleure pour qu’on le prenne dans les bras, on l’ignore puis finalement on le prend, il arrête de pleurer. Retrait du stimulus désagréable du pleure de l’enfant, mais au plus on fait ça au plus on renforce le comportement. 
Ensuite, l'élève lui doit pratiquer les exercices proposés en suivant l’itinéraire balisé, passe d’une connaissance initiale à la connaissance finale (par petites marches). Pour finir il apprendre par imitation, essais-erreurs, apprendre consiste à former par essais-erreurs des connexions entre des expériences sensorielles et des réponses, elles vont se former mécaniquement par x répétitions et en fonction des conséquences agréables ou désagréables du comportement par l’organisme.

En ce qui concerne le statut de l’erreur, chaque objectif est à considérer comme des moments dans l’apprentissage et c’est à l’enseignant de fournir des activités favorables à l’apprentissage des élèves. Il y a un contrôle terminal qu'on appelle évaluation sommative, et un contrôle continu qui est une évaluation formative est pour savoir après chaque objectif donné savoir si il est acquis pour pouvoir continuer.
Travailler au plus près des comportements va permettre d’être plus précis quand on parle des compétences à maîtriser, l’élève a besoin de repérer ces erreurs, pour savoir comment y remédier.

Pour finir, le béhaviorisme est donc un modèle qui convient bien à un travail individuel avec des apprentissages séquentiels.



Qu'est-ce que "le cognitivisme"?



Le cognitivisme


Le terme cognitivisme vient du terme cognition, qui signifie la connaissance, qui représente à la fois une activité (connaître) mais aussi le résultat de cette activités (les connaissances). Le cognitivisme est un courant développé au XXème siècle qui se base sur le fonctionnement de l'esprit, l'intelligence et sur le traitement de l'information : dans une situation donnée, l'individu "traite" les informations qu'il reçoit de son environnement pour produire une interprétation de cette situation sous la forme de cognitions. Celles-ci peuvent être irrationnelles, inadaptées, ce qui entraîne des émotions pénibles et des comportements-problèmes quand des erreurs de traitement de l'information (relevant de distorsions cognitives) ont pu se produire dans la lecture de l'environnement. D'autres variables cognitives, plus profondes dans l'organisation psychologique de l'individu, contrôlent à la fois le traitement de l'information et les cognitions du sujet : ce sont ses schémas cognitifs. Ils représentent l'ensemble des croyances et des convictions intimes que le sujet entretient sur lui-même et sur le monde, et correspondent souvent à l'intériorisation précoce de règles familiales ou sociales, ou à l'impact d’événements de vie marquants. Le cognitivisme propose comme le béhaviorisme une vision scientifique de l'être humain, de l'enseignement et de l'apprentissage. Mais c'est grâce à l'effacement progressif du courant béhavioriste que le cognitivismes, et les idées de Piaget ou Bruner sont montées en puissance et en popularités. Leurs idées, conceptions avaient en commun de s'inscrire dans un cadre privilégiant l'étude du développement cognitif de l'individu, visant à rendre compte des mécanismes par lesquels l'esprit humain élabore des connaissances et appuie sur celles-ci l'activité de pensée et de raisonnement.
Les idées principales de ce courant sont que c'est en agissant, en résolvant des problèmes par exemple, que l'on apprend. De plus, que la connaissance ne s'acquiert pas par simple empilement. Celle-ci passe d'un état d'équilibre à un autre état, par des phases transitoires au cours desquelles les connaissances antérieurs sont mises à défaut, l'apprenant va passer d'un ancien équilibre, à une phase de dés équilibration (découverte alors de nouveaux schèmes...) pour accéder enfin à un nouvel équilibre meilleur.
Selon Piaget, l'enfant organise un monde au fur et à mesure qu'il append en s'adaptant, c'est ce qu'il appelle la nature adaptative de l'intelligence.
Pour lui, c'est l'intelligence qui est un processus permettant à un organisme de s'adapter à son environnement. 
La connaissance se construit, l'enfant doit être acteur dans son apprentissage. Cette pédagogie est centré sur l’apprenant, il va apprendre par l'intermédiaire de ces représentations, les conceptions initiales ne sont pas seulement le point de départ, elles sont au cœur du processus d'apprentissage. 
En résumé, l'approche cognitivisme est une manière scientifique de s'intéresser aux individus, avec l'objectif de constituer une science naturelle de l'esprit, en étudiant les capacités de ce dernier (perception, langage, raisonnement...) en tant que phénomènes naturels, sans se soucier de son insertion sociale, son caractère etc...